04/02/2016
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Détente, sommeil, kiné et conduite




Le repos est nécessaire pour la réparation du cerveau


Le repos, la meilleure des thérapies

Le repos
est la meilleure des thérapies car les traitements sont épuisants.
Les gliomes sont des maladies de la glie qui nourit les neurones. Les malades sont souvent fatigués par la maladie. On accuse souvent la tumeur, mais c'est la maladie qui fatique le plus.

Bien dormir
Bien dormir est la première des conditions. La nuit est angoissante lorsque l'on est malade. Il faut bien respecter les cycles des sommeil : 4 heures de sommeil profond au débit suivies de cycles de 2 heures. Un somnifère peut être utile dans bien des cas. Le lexomil pris en quart fait effet pendant 4 heures avec un pic à 1H. Si vous avez l'habitude de dormir à 22h, prendre le quart de lexomil vers 21 heures et un demi-somnifère au moment du coucher.

Des séances de Kiné
Les glioblastomes provoquent des faiblesses dans le côté opposé à l'hémisphère lésé. En dehors des problèmes d'équilibre, il peut y avoir des problèmes de faiblesse dans l'un des membres inférieurs pouvant occasionner des chutes. Des séances de Kiné, des massages, devront être suivis très régulièrement, au moins 3 fois par semaine, pour améliorer les fonctions ralenties par les lésions du cerveau.

La marche
L'activité
est un élément important, on évitera de dormir tourte la journée. On privilégiera l'exercice physique sur vélo d'appartement par exemple ou la promenade lorsque le temps le permet.

La télévision
Si le malade n'a pas de problème de vue (diplopie, ce qui est souvent le cas), la télévision est un bon loisir. On peut si la double vision persiste se la faire corriger par des lunettes à prismes. Ces lunettes à prismes évite la double vision et permettent de lire dans des conditions satisfaisantes.

La conduite auto est interdite avec les tumeurs de cerveau, trop de risques de crises d'épilepsie.
Est-ce que je peux conduire ? c'est la question que vous pouvez poser à votre médecin. Beaucoup dirons non, danger, d'autres diront oui mais peu et accompagné et avec peu de circulation, d'autres diront oui.
Si vous faites des crises d'épilepse, vous devez non seulement le déclarer à la préfecture qui vous enverra en commission mais aussi le déclarer à votre assurance car il y a une majoration du risque et donc de la cotisation.
Les conditions médicales et réglementaires
Pour pouvoir conduire une moto, une voiture ou une camionnette (permis A et B), le patient épileptique doit :
- Ne pas avoir fait de crise depuis un laps de temps significatif (plusieurs années) avec ou sans anti-épileptique.
- Ne pas avoir présenté trop de périodes critiques intenses et/ou rapprochées.
-Suivre un traitement qui n'altère pas les capacités de concentration et de vigilance.
-Ne pas avoir un champ visuel altéré.
- Avoir subi récemment ou subir à l'occasion de la demande un contrôle électro-encéphalographique normal.
La délivrance temporaire, d'une autorisation est subordonnée à la décision de la commission médicale départementale des permis de conduire. Cette décision peut être remise en cause en cas d'incident ou d'accident. Inversement, un refus à une première candidature peut être revu si le dossier médical n'indique plus de contre-indications.
Dans certains pays on interdit la conduite dans les 3 mois qui suivent une chirurgie du cerveau.
Avec ou sans crise d'épilepsie, avec ou sans chirurgie, avec ou sans perte de champ visuel, les patients avec une tumeur maligne de cerveau, même totalement retirée ne devraient pas conduire. Beaucoup vendent la voiture.

La cuisine ?
Est-ce que je peux cuisiner,
c'est encore à poser à votre médecin, un oubli de gaz et c'est la catastrophe.

Le travail ?
Cela dépend de votre employeur,
inutile de la cacher, vous aurez des oublis. Si votre travail est important, votre employeur peut commencer à douter de vos fonctions et vous donner moins de responsabilités.

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