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Les oligodendrocytes (beige clair
en bas à gauche) contrôlent la gaine de myéline
(production et restauration). Les astrocytes en haut à gauche
(marron clair) contrôlent directement l'activité nerveuse
de l'axone et absorbent les surplus de neuromédiateurs. Les cellules
microgliales (en rouge à droite) sont en contact avec les astrocytes
et les terminaisons nerveuses des neurones.
Les vaccins en essai
-CDX-110 en essai de phase II pour glioblastome récurrent et III pour glioblastome nouvellement diagnostiqué
-DCVax
L'immunothérapie des glioblastomes
Auteurs : Szabo À, Professeur Antoine Carpentier.
Hôpital Avicenne, 125, avenue de Stalingrad, 75013 Bobigny, France, Université Paris 13, UFR de santé, 74, rue Marcel-Cachin, 93017 Bobigny Cedex, France.
Les malades avec glioblastome développent spontanément des réactions immunitaires anti-tumorales. Cependant, la tumeur développe elle-même plusieurs mécanismes qui permettent d'échapper au système immunitaire. Des essais cliniques utilisant des injection de cellules immunitaires activées autologues, ou l'immunothérapie active avec des antigènes tumoraux et des cellules dendritiques ont induit avec succès une immunité anti tumorale et quelques réponses radiologiques. Plus récemment, des approches thérapeutiques qui visent les mécanismes de tolérance ont montré des données prometteuses dans le mélanome, et est actuellement en essai pour les gliomes. Cependant, de grands essais randomisés sont encore nécessaires pour prouver l'utilité de la vaccination dans les tumeurs de cerveau.
Pubmed : 21885075 |
Le
système immunitaire du cerveau est formé des cellules
microgliales. Ces cellules normalement protectrices détruisent
parfois le tissu cérébral et contribuent au développement
de dégénérescences nerveuses.
Les macrophages du cerveau
Découvertes indépendamment en 1880 par un neuropathologiste allemand Franz Nissl (1860-1919) et un américain F. Robertson, ce sera finalement un biologiste espagnol Del Rio-Hortéga qui en 1919 mettra en évidence les cellules microgliales et leur donnera ce nom. Les recherches
reprises entre 1980 et 1985 par Hugh Perry et son équipe à
Oxford, aboutirent au résultat que ces cellules sont bien les cellules
du système immunitaire du cerveau.
Des cellules caméléons
On sait que ces cellules sont de véritables caméléons et peuvent changer de forme selon leur activité. Cops amorphes
lors du développement, elles dégradent les cellules
excédentaires, elles prennent ensuite une forme ramifiée
et sont en contact avec les astrocytes et les neurones. Lors d'une
lésion, les ramifications se rétractent et les cellules
reprennent leur forme ronde immature. Dans cet état elles ressemblent
à des macrophages, globules blancs présent en dehors
du cerveau. Les cellules macrogliales sont bien les macrophages
du cerveau (il y a encore quelques derniers sceptiques).
Une
activité incontrôlable
On a découvert que des cellules microgliales activées et
exposées à certains composés bactériens produisent
comme d'autres macrophages des radicaux oxygénés réactifs,
l'anion superoxyde, le radical hydroxyle (le plus toxique)
et le peroxyde d'hydrogène. Ces radicaux détruisent
les microbes mais endommagent les membranes, les protéines
et l'ADN des neurones et des autres cellules. Suractivées,
ces cellules produisent aussi des protéases, des cytokines notamment l'interleukine 1 qui entretiennent les phénomènes
inflammatoires.
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Les
radicaux libres en accusation
Dès l'activation des cellules microgliales, elles produisent
divers facteurs de croissance mais aussi de l'interleukine 1 comme
tous les macrophages et on assiste à un cercle vicieux.
Il y a production de protéine bêta-amyloïde qui
est agglomérée par les radicaux oxygénés favorisant
la formation de plaques, ce qui active d'autres cellules gliales augmentant
encore la production excédentaire de bêta-amyloide. L'activité
de ces cellules devient très vite incontrôlable.
Au banc des accusés
Les cellules microgliales par la production incontrôlée de
facteurs de croissance, d'Interleukine sont au banc des accusés
de bien des maladies du cerveau. Sensées protéger les neurones,
elles participent à l'apparition de nombreuses maladies dégénératives.
Anti-inflammatoire
On étudie actuellement l'efficacité d'agents anti-inflammatoires
capables d'inhiber les cellules microgliales activées. Peut-être
parviendra-t-on également à stimuler la production microgliale
de facteurs de croissance.
Nouveaux traitement
Aujourd'hui nombreux sont les biologistes convaincus que les travaux sur
les cellules microgliales déboucheront sur de nouveaux traitements
de quelques unes des maladies les plus dévastatrices qui touchent
l'espèce humaine.
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