08/09/2011 GFME

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Système immunitaire du cerveau


Les oligodendrocytes (beige clair en bas à gauche) contrôlent la gaine de myéline (production et restauration). Les astrocytes en haut à gauche (marron clair) contrôlent directement l'activité nerveuse de l'axone et absorbent les surplus de neuromédiateurs. Les cellules microgliales (en rouge à droite) sont en contact avec les astrocytes et les terminaisons nerveuses des neurones.
Les vaccins en essai
-CDX-110 en essai de phase II pour glioblastome récurrent et III pour glioblastome nouvellement diagnostiqué
-DCVax

L'immunothérapie des glioblastomes

Auteurs :
Szabo À, Professeur Antoine Carpentier.
Hôpital Avicenne
, 125, avenue de Stalingrad, 75013 Bobigny, France, Université Paris 13, UFR de santé, 74, rue Marcel-Cachin, 93017 Bobigny Cedex, France.

Les malades avec glioblastome développent spontanément des réactions immunitaires anti-tumorales. Cependant, la tumeur développe elle-même plusieurs mécanismes qui permettent d'échapper au système immunitaire. Des essais cliniques utilisant des injection de cellules immunitaires activées autologues, ou l'immunothérapie active avec des antigènes tumoraux et des cellules dendritiques ont induit avec succès une immunité anti tumorale et quelques réponses radiologiques. Plus récemment, des approches thérapeutiques qui visent les mécanismes de tolérance ont montré des données prometteuses dans le mélanome, et est actuellement en essai pour les gliomes. Cependant, de grands essais randomisés sont encore nécessaires pour prouver l'utilité de la vaccination dans les tumeurs de cerveau.
Pubmed : 21885075

Le système immunitaire du cerveau est formé des cellules microgliales. Ces cellules normalement protectrices détruisent parfois le tissu cérébral et contribuent au développement de dégénérescences nerveuses.
Les macrophages du cerveau

Découvertes indépendamment en 1880 par un neuropathologiste allemand Franz Nissl (1860-1919) et un américain F. Robertson, ce sera finalement un biologiste espagnol Del Rio-Hortéga qui en 1919 mettra en évidence les cellules microgliales et leur donnera ce nom. Les recherches reprises entre 1980 et 1985 par Hugh Perry et son équipe à Oxford, aboutirent au résultat que ces cellules sont bien les cellules du système immunitaire du cerveau.
Des cellules caméléons
On sait que ces cellules sont de véritables caméléons et peuvent changer de forme selon leur activité. Cops amorphes lors du développement, elles dégradent les cellules excédentaires, elles prennent ensuite une forme ramifiée et sont en contact avec les astrocytes et les neurones. Lors d'une lésion, les ramifications se rétractent et les cellules reprennent leur forme ronde immature. Dans cet état elles ressemblent à des macrophages, globules blancs présent en dehors du cerveau. Les cellules macrogliales sont bien les macrophages du cerveau (il y a encore quelques derniers sceptiques).
Une activité incontrôlable
On a découvert que des cellules microgliales activées et exposées à certains composés bactériens produisent comme d'autres macrophages des radicaux oxygénés réactifs, l'anion superoxyde, le radical hydroxyle (le plus toxique) et le peroxyde d'hydrogène. Ces radicaux détruisent les microbes mais endommagent les membranes, les protéines et l'ADN des neurones et des autres cellules. Suractivées, ces cellules produisent aussi des protéases, des cytokines notamment l'interleukine 1 qui entretiennent les phénomènes inflammatoires.

Les radicaux libres en accusation
Dès l'activation des cellules microgliales, elles produisent divers facteurs de croissance mais aussi de l'interleukine 1 comme tous les macrophages et on assiste à un cercle vicieux. Il y a production de protéine bêta-amyloïde qui est agglomérée par les radicaux oxygénés favorisant la formation de plaques, ce qui active d'autres cellules gliales augmentant encore la production excédentaire de bêta-amyloide. L'activité de ces cellules devient très vite incontrôlable.
Au banc des accusés

Les cellules microgliales par la production incontrôlée de facteurs de croissance, d'Interleukine sont au banc des accusés de bien des maladies du cerveau. Sensées protéger les neurones, elles participent à l'apparition de nombreuses maladies dégénératives.
Anti-inflammatoire
On étudie actuellement l'efficacité d'agents anti-inflammatoires capables d'inhiber les cellules microgliales activées. Peut-être parviendra-t-on également à stimuler la production microgliale de facteurs de croissance.
Nouveaux traitement
Aujourd'hui nombreux sont les biologistes convaincus que les travaux sur les cellules microgliales déboucheront sur de nouveaux traitements de quelques unes des maladies les plus dévastatrices qui touchent l'espèce humaine.

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