07/05/2017
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Stress et glioblastome

Lutter contre les radicaux libres
On ne peut pas vivre sans oxygène, cet élément qui participe au cœur des cellules aux oxydations productrices d'énergie. Presque tout l'oxygène (98 %) est correctement transformé et éliminé sous forme de gaz carbonique. Le reste est à l'origine de composés "hyper-réactifs" et donnent des molécules a qui il manque un électron, instables, et qui vont le "voler" à un autre composé, mettant ainsi en route des réactions en chaîne aboutissant à des composés anormaux qui risquent de s'accumuler à un endroit ou à un autre de l'organisme. C'est ce que l'on désigne sous le terme "espèces oxygénées activées" ou encore "formes réactives de l'oxygène" (FRO), plus connues sous le nom de "radicaux libres", capables de perturber le bon fonctionnement de l'organisme. La production de FRO serait l'une des causes du vieillissement des cellules. Normalement, l'organisme dispose des antioxydants qui bloquent ces formes oxygénées actives avant qu'elles ne fassent trop de dégâts. Mais dans certaines circonstances (stress, fatigue, surmenage physique, tabagisme, alcoolisme, insolation, etc), l'équilibre entre les quantités de FRO et d'antioxydants est rompu. C'est le problème des sportifs ou des travailleurs de force : plus ils consomment d'oxygène, plus ils produisent logiquement de FRO. À l'image de ce qu'ils produisent dans la nature ( rouille, rancissement des matières grasses, craquelures du caoutchouc ou des plastiques), les radicaux libres entraînent au niveau cellulaire des modifications de la perméabilité cellulaire, des mutations de gènes avec les conséquences qui en résultent pour le développement de cancers, une diminution de l'activité enzymatique et une perte d'élasticité tissulaire. De nombreux états pathologiques sont liés à ce déséquilibre : athérosclérose, cancer, diabète gras, arthrose, vieillissement musculaire, micro-angiomes, problèmes oculaires (cataracte, glaucome, dégénérescence maculaire), psoriasis, troubles cutanés.

Conséquences pour notre corps
Notre corps n'est en bonne santé que si toutes les cellules qui le composent sont elles-mêmes en bonne santé. Chaque jour, chaque cellule de notre organisme est sous l'attaque de toutes sortes de polluants et de molécules chimiques résultant de leur fonctionnement (métabolisme) : stress, aliments tout préparés, conservateurs, déséquilibres alimentaires, alcool, gaz d'échappement, fumée du tabac, pesticides, rayons X, ultra-violet, ultra-sons, micro-ondes. Ces dangers provoquent le vieillissement prématuré, une mauvaise circulation sanguine, des "bleus", le cancer, le rétrécissement des artères, de la confusion mentale, des pertes de mémoire, des troubles hépatiques, les arthrites, une fatigue permanente et un manque de "punch". C'est le résultats des dommages dus aux radicaux libres. Les radicaux libres sont des molécules oxydées, instables qui causent des dommages à toutes les cellules de notre organisme. Il y a à peu près 80 maladies dégénératives chroniques qui en sont le résultat dont la science a montré qu'elles étaient dues aux atteintes causées par les radicaux libres. Le volume d'oxygène contenu dans une seule inspiration de nos poumons donne naissance à un milliard de radicaux libres. Ces radicaux libres sont à l'origine de réactions en chaîne L'électron qui leur manque crée une instabilité et ils n'auront de cesse d'aller en "voler" un à une molécule étrangère, la rendant elle-même instable et la transformant en un nouveau radical libre, à la recherche d'un équilibre qu'il ne va trouver qu'en allant "voler" son électron manquant à une autre molécule. Ces réactions se passent quasi instantanément, à la vitesse de l'ordre de milliardièmes de secondes, jusqu’à ce que l'électron manquant ait enfin donné une molécule stable, mais dont la fonction physiologique a été altérée. Cela peut aussi bien se traduire par des lésions des acides nucléiques présidant à la division cellulaire ou à la synthèse des protéines de notre corps qu'à la mort de la cellule touchée, devenue incapable de continuer à utiliser l'oxygène nécessaire à son métabolisme et à sa fonction dans notre organisme. Heureusement notre organisme se protège des radicaux libres grâce aux antioxydants, qui neutralisent les radicaux libres dès leur formation et protègent les cellules. Un système antioxydant est un réseau complexe constitué par des enzymes, des vitamines, des métaux, des acides aminés, etc... , qui travaillent en association pour identifier les radicaux libres et les canaliser vers des molécules anti oxydantes qui vont les neutraliser. Et les antioxydants permettent aux cellules endommagées de se réparer. Tous les antioxydants ne jouent pas leur rôle de la même façon. Par exemple, le cuivre, le zinc, le manganèse, le sélénium et en général les oligo-éléments entrent en combinaison avec une protéine pour neutraliser les radicaux libres. Les vitamines A, C, E et le beta carotène peuvent agir indépendamment, mais le plus souvent les antioxydants agissent ensemble, en synergie, la vitamine E avec le sélénium, la vitamine E avec la vitamine C. Le lycopène que l'on trouve dans de nombreux légumes (tomates, poivron rouge, brocoli, épinards) et de nombreux fruits (pastèque, goyave, pamplemousse rose, abricot) semble une molécule particulièrement intéressante. Deux fois plus actif que le carotène en tant qu'antioxydant il n'est pas détruit par la cuisson ou les transformations culinaires et on le retrouve aussi bien dans les jus de tomates ou de pamplemousse rose que dans les sauces tomate, le concentré de tomate, le ketchup. Le lycopène semble jouer un rôle très important dans la prévention du cancer de la prostate. Une étude conduite par le Professeur Anderson à l'Université de Lexington (Kentucky), qui a duré 4 ans et porté sur 47 894 hommes a démontré que les hommes qui mangeaient le plus de tomates et de sauce tomate cuite avec de l'huile d'olive avaient un risque de cancer de la prostate inférieur. Ceux qui mangeaient 2 portions par semaine avaient un taux de cancer de la prostate inférieur de 34 %. Le lycopène semblait le dénominateur commun. La même constatation ressort d'une étude publiée en mars 2002 dans le Journal of National Cancer Institute montrant l'effet bénéfique de la tomate consommée deux fois par semaine sur les risques de cancer de la prostate. Des études épidémiologiques ont démontré qu'il y avait une relation inversement proportionnelle entre la consommation de légumes contenant du lycopène et l'incidence de certains autres cancers (cancer du sein, cancer du pancréas, cancer du colon et du rectum). Des métaux dans le crâne
Il y a des décennies que nous connaissons la présence des métaux dans notre corps, et en particulier dans notre cerveau. Mais ce n'est que très récemment qu'on a cessé de les considérer simplement comme des "oligo-éléments," et qu'on a commencé à se demander ce que diable ils pouvaient bien y faire. "Le cerveau accumule les métaux comme aucun autre organe de notre corps" on peut se demander pourquoi? Tout d'abord, notre cerveau ne fonctionne pas correctement sans les métaux. Nombre de neurones libèrent du zinc, du cuivre ou du fer lors de la transmission de l'influx nerveux au niveau des synapses. En fait, le cyanure tue en éliminant le cuivre des synapses. Les jeunes rats, nourris avec des régimes pauvres en fer, ont des difficultés d'apprentissage et les vieillards présentant une carence en zinc semblent plus sujets que d'autres à la démence sénile. Quand ils s'unissent à des protéines anti oxydantes, le cuivre et le fer neutralisent les radicaux libres en "épongeant" les électrons. Et quelquefois, les cellules libèrent du zinc pour combattre les infections. Certains chercheurs, et en particulier Ashley Bush, suspectent à présent la mauvaise utilisation des métaux par le cerveau d'être à l'origine de troubles neurologiques, en particulier ceux que l'on rencontre dans la maladie d'Alzeimer, la maladie de Parkinson et les affections à prions.

Le stress oxydatif et le cancer
Pour se protéger des radicaux libres ou espèces réactives oxygénées ( oxygène singulet, oxyde nitrique..) l'organisme dispose de moyens de défense, les enzymes (catalase, glutathion réductase, superoxyde dismutase) ou des facteurs spécifiques (glutathion, acide urique, coenzyme Q10), d'autres sont apportés par l'alimentation (caroténoïdes, vitamines C et E, sélénium...). Il existe, normalement, un équilibre dynamique entre la production de radicaux libres et leur neutralisation par les systèmes de protection. Ce bel équilibre est parfois dépassé par insuffisance d'apports en antioxydants, déficience des enzymes protectrices, augmentation de la production de radicaux libres… et l'organisme se trouve dans un état de "stress oxydatif ", ouvrant la porte à de nombreuses pathologies : infections, cancers, diabète, maladies auto-immunes (polyarthrite rhumatoïde, spondylarthrite ankylosante), maladies respiratoires, pathologies oculaires (cataracte, dégénérescence maculaire liée à l'âge), maladie d'Alzheimer...

Stress et glioblastome

MIF (facteur gène inhibiteur de la migration du Macrophage) et sa protéine est surexprimé dans les tumeurs gliales et le Stress Hypoglycémique Indique un rôle Critique dans l'angiogenese du Glioblastome Multiforme
Michael Bacher, Jörg Schrader, Nancy Thompson, Karen Kuschela, Diethard Gemsa, Gérard Waeber et Jürgen Schlegel , Institut d'Immunologie,Philipps-University Marburg, Marburg, Allemagne, Centre Hospitalier Universitaire Vaudois, Lausanne, Suisse.AJP 2003
Migration du macrophage facteur inhibiteur (MIF) est une cytokine produite par les leucocytes et par une variété de cellules en dehors du système immunitaire. Le travail récent a montré que MIF régule la différenciation cellulaire et la prolifération dans les cellules normales et tumorales et peut contribuer à la néovascularisation des tumeurs. Notre analyse immunohistologique de MIF dans les tissus de gliobrastome a révélé une accumulation forte de la protéine MIF dans les régions nécrotiques et dans les cellules tumorales environnant les vaisseaux sanguins environnants. De plus, l'expression de MIF a fréquemment été associée avec la présence du gène antitumoral p53. Pour établir que MIF pouvait être impliqué dans l'angiogenèse des glioblastomes nous avons analysé le gène MIF et l'expression de la protéine sous hypoxie et stress hypoglycémique in vitro. L'analyse a montré une augmentation nette d'ARN MIF après hypoxie. Les données de notre étude suggèrent que la surexpression de MIF pendant l'hypoxie et le stress hypoglycémique peut jouer un rôle critique dans la neovascularisation des tumeurs gliales.

RITA restitue les fonctions de p53 dans les cellules tumorales.
Impliquée dans la plupart des tumeurs malignes, la dérégulation de p53 compromet l'apoptose habituellement programmée par toute altération du génome. Les mutations du gène p53 concernent environ 50% des cancers et, dans les tumeurs où le gène n'est pas muté, il existe fréquemment une altération fonctionnelle de la protéine. Cette altération est fréquemment le fait d'une dégradation anormale de p53 par le protéasome. Cette dégradation est favorisée par la fixation de p53 à HDM-2 ( Human Double Minute-2 ). Cette protéine se fixe au p53 au niveau de sa région amino-terminale, inhibe ses fonctions transactivatrices et la cible pour la dégradation par le protéasome. Dans la Revue de presse 136 du 11 juin 2002, Rafaël Levy nous reportait le travail de Bykov et al. où un composé chimique avait la capacité de restaurer les capacités de liaison de p53 à l'ADN ainsi que ses capacités de transactivation, dans des cellules où p53 était muté. Plus récemment, un groupe suédois a criblé des lignées cellulaires avec la banque de produits chimiques du NCI ( National Cancer Institute ). Un composé, RITA, avait la capacité d'inhiber la croissance de cellules de cancer du côlon avec p53 fonctionnelle alors que le même produit avait un effet négligeable sur des cellules n'exprimant pas p53. RITA doit son nom à sa propriété de réactivation de p53 : Reactivation of p53 and Induction of Tumor Cell Apoptosis . La fixation de RITA à p53 in vitro induit une accumulation de cellules. RITA bloque l'interaction p53-HDM-2, réactive ses fonctions transactivatrices et induit l'apoptose médiée par la protéine suppresseur de tumeurs. In vivo enfin, RITA possède un effet antitumoral sur les tumeurs greffées à la souris SCID. Clairement, RITA constitue une nouvelle arme thérapeutique potentielle à développer.

Plus de tomates pour moins de cancers
Une étude faite sur des personnes âgées a démontré que celles qui avaient une alimentation riche en tomates avaient 50 % moins de maladies cancéreuses.
Les mêmes constatation ont été faites dans la prévention des maladies cardio-vasculaires. Une recherche effectuée par le Dr Venket Rao, professeur au Department de Nutrition de l'Université de Toronto suggère que la consommation régulière d'aliments à base de tomates (jus, sauces, soupes) semble réduire de façon importante l'oxydation des LDL. Une consommation d'aliments à base de tomates apportant 40 mg de lycopène quotidiennement serait suffisante. (Lipids, novembre 98).
Teneur en lycopène de quelques aliments (mg/100 grammes)
- Tomate crue 3,0
- Jus de tomates 9,5
- Sauce tomate 14,1
- Tomato ketchup 15,9
- Sauce spaghetti 21,9
- Concentré de tomates 42,2
- Pastèque 4,0
- Sauce au piment rouge 19,5
- Pamplemousse rose 4,0


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