07/05/2017
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Les métastases cérébrales


La tumeur en bas à droite révèle un foyer néoplasique infiltrant avec oedème.

Pour en savoir plus sur le traitement des métastases au cerveau, en anglais.
1-Role de la radiothérapie C+WBRT contre WBRT
C contre C+WR, avantage C+WBRT
2-Rôle de la chirurgie C, résultats meilleurs avec radiothérapie+chirurgie qu'avec chirurgie seule
3-Role de la radiochirurgie SRS (Gamma Knife)
SRS seule contre WBRT, avantage SRS si plus de 3 métastases.
SRS+WBRT toujour supérieur à SRS seul contre SRS+WBRT, résultats identiques.
C+WBRT contre SRS+WBRT, résultats identiques.
4-Role de la chimiothérapie
Bénéfice avec Temodal ou Carboplatine
5-Métastases en progression ou récidive
Indéfini, au cas par cas
6-Rôle des antiépileptiques
Pas de traitement si pas de crise.
7-Rôle des corticoïdes
Selon l'effet de masse, l'oedème, corticoïdes
8-Nouvelles thérapies
Gadolinium en radiosensibilisateur.
Pour métastase de mélanome, avantage avec Temodal
Médicaments anti-EGFR, hors label, sur métastase de cancer du poumon non à petites cellules, avantage et
avantage au Temodal et au Muphoran-Fotemustine pour les métastases des autres cancers.

Les métastases cérébrales
1 patient sur 4 qui décède d'un cancer présente des métastases cérébrales. Parmi les cancers responsables, principalement le poumon, puis le sein et le mélanome.Tous les cancers peuvent théoriquement donner des métastases cérébrales. L'effet le plus immédiat des métastases cérébrales est l'œdème entraînant une compression des structures cérébrales. Les signes révélateurs d'une métastase cérébrale sont les céphalées matinales, la raideur de la nuque, les déficits neurologiques, la paralysie d'un membre, l'aphasie, les troubles psychiques comme la lenteur, les signes de dépression, de désintérêt, des idées délirantes, un endormissement, des convulsions plus souvent généralisées que partielles.

Le chemin des métastases
Les cancers du sein qui font des métastases, c'est-à-dire s'attaquent à d'autres parties du corps, assaillent presque toujours les mêmes organes. Le premier grand coupable, c'est la chémokine CXCL12, molécule produite par certains organes tels que le foie, la moelle osseuse ou les poumons, qui ramène, vers les organes dont elle est issue, des globules blancs ou des cellules pluripotentes (indifférenciées). Pour provoquer des métastases, la chémokine a besoin d'une complice : la cellule cancéreuse elle-même et, plus particulièrement, une protéine que celle-ci porte à sa surface : la CXCR4 molécule présente dans le tissu sain mais en moins grande quantité et qui se lie avec gourmandise aux chémokines. Pour que les métastases apparaissent, ces deux molécules doivent toutefois se rencontrer. Tout organe du corps atteint d'un cancer se débarrasse régulièrement de quelques cellules, les envoyant dans le système sanguin ou le système lymphatique permettant une liaison avec les chémokines : ces dernières, leurrées par la compatibilité chimique, ramènent alors le cancer vers « leurs » organes, provoquant ainsi des métastases. De fait, les organes qui produisent la chémokine CXCL12 sont ceux qui ont le plus de chances d'être atteints de métastases suite à un cancer.  

Le traitement standard
La chirurgie si l'intervention neurochirurgicale est possible, la radiothérapie et la chimiothérapie. De fortes doses de corticoïdes sont aussi prescrites, ainsi que parfois des perfusions de Mannitol pour réduire l'hypertension intracrânienne.
Une survie faible sans traitement
Sans traitement, les métastases cérébrales entraînent la mort en moins de deux mois. Elles répondent souvent bien à la radiothérapie. Cependant, la présence de métastases cérébrales indiquent, le plus souvent, la diffusion générale du cancer et, dans de brefs délais, une issue hélas fatale par atteinte systémique. Cependant, la réduction des signes cérébraux, notamment les maux de tête, les confusions, est primordiale pour le confort des malades et de leur famille. Aussi, doit-on traiter les métastases cérébrales.


Les traitements
La chirurgie ou la radiochirurgie si c'est possible, puis la radiothérapie où la radiochimiothérapie avec Temodal journalier concomitant, 10 séances de 3 grays et 50mg/m2 de Temodal/jour sur 15 jours et enfin la chimiothérapie de Temodal donnent parfois de bons résultats.
La radiochimiothérapie de Temodal, l'espoir
Asco 2007 12525
Auteurs : R. Addeo, V. Faiola, G. Cennamo, R. Guarrasi, L. Montella, S. prete Del
La radiothérapie du cerveau entière (WBRT) reste la thérapie principale pour les métastases de cerveau issues de tumeurs solides. La chimiothérapie avec Temodal a émergé comme une approche alternative pour les métastases du cerveau. Il a déjà été utilisé seul ou en combinaison avec la radiothérapie dans le traitement de tumeurs du cerveau fondamentales. L'administration prolongée de Temodal, à des doses faibles quotidiennement épuise l'enzyme de résistance AGAT (O6-Alkylguanine alkyltransférase) et peut donc rehausser l'activité antitumorale de la radiothérapie. Nous avons traité 29 malades consécutifs (16 Femmes avec cancer du sein et 13 Hommes avec cancer du poumon non à petites cellules (NSCLC), âge moyen de 55 ans, (46-76) ont reçu une radiothérapie entière externe WBRT de 3 Gy/jour administré en 10 séances sur une période de deux semaines, soit une dose totale de 30 Gy, avec conjointement Temodal 50 mg/m2/jour, tous les 15 jours de cette période, Temodal suivant à 50mg/m2 était donné pendant 21/28 jours et cela pendant 12 mois.
Résultats. 24/29 malades ont été soumis à la thérapie de l'énumération et 124 cycles ont été exécutés. Temodal a été bien toléré généralement et les toxicités principales étaient hématologiques, des niveaux 1 ou 2 de toxicité et un niveau 3 chez 2 patients. 2/29 réponses complètes, 1 malade avec cancer du sein et 1 avec cancer du poumon. 9/29 réponses partielles ont été enregistrées, 5 malades avec cancer du sein, 4/13 malades avec NSCLC. 5/29 patients avaient la maladie stable. 8/29 patients ont progressé. Le taux de la réponse total était de 45,5%, pendant que le taux du contrôle de la maladie était de 77%. Les survivants à 12 mois étaient de 64%.
Conclusions. Le programme était sûr et bien toléré et a suggéré une activité encourageante dans les métastases du cerveau.



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